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Mis à jour : 2 sept. 2019

Dans l'optique de respecter les échéances calendaires des JO 2024, SNCF Réseau a un budget d'investissement titanesque de 2 milliards d'euros par an jusqu'en 2024.


Cher réseau,


Dans le cadre du #SIFER2019 (salon international de B2B du ferroviaire), j’ai assisté à une conférence qui dressait un portrait global de la signature du contrat de filière ferroviaire réalisée en avril 2019. Cette conférence regroupait des parties prenantes passionnées et diverses : clusters d'entreprises, dirigeants de PME, régions, directeur commercial d’ALSTOM, DG de BOMBARDIER, DG de SNCF Réseau (SNCF R) IDF... 


Je tiens par la présente à vous livrer la substantifique moelle de ces informations qui ont été énoncées en avant première ! Ces différents acteurs du ferroviaire sont animés par une volonté conjointe : respecter les échéances calendaires auxquelles on ne peut déroger notamment avec l’arrivée des #JO2024 qui induit la finalisation de projets de grande ampleur (une partie du Grand Paris, Charles de Gaulle Express...). 

Le respect des échanges de ce carnet de commande titanesque « ne peut fonctionner avec nos anciennes recettes » d’après Guillaume MARBACH, DG de SNCF R IDF. Un rétro planning montre en effet qu’avec ces méthodes actuelles, il faut 7 ans pour respecter l’échéance des JO, toujours d’après Guillaume MARBACH. Or SNCF n'a que 5 ans pour respecter les échéances des JO. Ainsi, les chantiers de plans de transformation de SNCF sont colossaux, d’autant plus que de nouveaux acteurs vont émerger avec l’ouverture à la concurrence prévue fin 2019. Clou du spectacle : SNCF favorise l’ouverture à la concurrence ! Pour information, SNCF R a un budget d’investissement record en 2019 de plus 2 milliards d’euros VS 900 millions en 2018. Je vous livre une décomposition un peu plus fine de ces investissements : 800 M d'euros de régénération et 1,4 milliards d'euros de modernisation. Autre problématique, il s’agit d’un secteur qui est paradoxalement passionnant (je peux en témoigner) mais peu attractif, notamment pour les jeunes. Vu mon jeune âge que j’assume pleinement, vous me direz « tant mieux pour toi », il s’agit de l’offre et la demande, je ne vous apprends rien et vous non plus.


Cependant, la jeunesse actuelle qui travaille dans le ferroviaire ne pourra à elle seule relever le défi. La pyramide des âges dans le secteur est inversée, avec beaucoup de seniors, peu de juniors et un taux de renouvellement extrêmement bas. Au détour d’un café pendant le SIFER, j’ai pu échanger en toute convivialité avec Guillaume MARBACH pour trouver des pistes d’attractivité de la jeunesse. Il n’y a pas de solution unique à cette problématique complexe, mais nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il faudrait attaquer le problème depuis la source : les formations en écoles d’ingénieurs. Le résultat est effarent : il y’a très peu d’écoles d’ingénieurs qui offrent une formation spécialisée dans le ferroviaire, savoir-faire unique et transverse à plusieurs secteurs (génie civil, terrassement, bâtiment, voies, caténaires, signalisation, exploitation, télécoms...). D’autant plus que la France a une expertise unique et reconnue de par le monde. Il serait dommage de s’en priver et de ne pas relayer le flambeau à la jeunesse. Je suis moi même étonné que mon école, l’ESTP ne forme pas d’ingénieurs avec une option ferroviaire, école qui rappelons le, diplôme tous les ans 600 élèves ingénieurs dans diverses spécialités du génie civil. Il y’a clairement là un trou dans la raquette.

Alors, les jeunes, qu’attendez-vous de vous lancer dans le #ferroviaire ?


Sincèrement.


PS: jeunes ou moins jeunes d’ailleurs, si vous souhaitez discuter avec moi de votre vision du #ferroviaire, je suis tout ouïe : envoyez moi un inmail ou une note avec invitation sur Linkedin, je serai ravi d’échanger avec vous.

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